jeu 20 sep 2007
TRAFIC DE COKE ET DANGEREUX KEBAB
20 09 2007
Un vendeur de kebab un peu fou... Je vous laisse lire cet article qui en vaut le détour...
Justice. 4 kg de cocaïne et 10.000 ecstasy ramenés d’Amsterdam et le tenancier d'un kebab qui perd ses nerfs. Chroniques d'une journée ordinaire dans les tribunaux marseillais.
L’ÉQUIPE DU CANET SE RAPPROVISIONNAIT
Dix prévenus dont quatre écroués comparaissent depuis hier et pendant deux jours devant la 7ème chambre correctionnelle de Marseille pour trafic de stupéfiants. La plupart des trafiquants présumés sont des amis d’enfance du quartier du Canet dans le 14ème arrondissement. L’« équipe du Canet » avait à sa tête, selon l’accusation, Stéphane C., dealer de 26 ans, et Dominique P., 28 ans. Petite curiosité dans ce dossier fort classique, ils se trouvaient « en relation étroite avec Roland Gaben et Robert Cassonne, truands notoires originaires du quartier du Panier » mentionne le réquisitoire de renvoi. L’enquête souligne que Stéphane C., Dominique M., André E. et Leslie A. avaient séjourné en Thaïlande avec ces deux ténors du milieu marseillais. Dans ces sphères interlopes on est vite remarqué des policiers bien renseignés et ce n’est pas le fait du hasard si le groupe s’est trouvé placé sous leur surveillance à leur départ pour Amsterdam le 17 juin 2005. Un second séjour pour se procurer des produits stupéfiants. Stéphane C., André E., Dominique M. avaient réuni 18.000 euros pour financer l’achat de drogue. Pour les juges, il ne fait pas l’ombre d’un doute que l’argent de ces garçons sans travail et au Rmi provient de précédentes transactions de drogue. Dominique P. qui désirait effacer une dette de 10.000 euros avait accepté de conduire la voiture chargée de la cargaison tandis que les trois autres ouvraient la voie à bord d’un second véhicule. Le 23 juin, les policiers mettaient fin à la partie. Dominique P. était arrêté à bord de la 407. Elle contenait 4 kilos de cocaïne et 10.000 cachets d’ecstasy. Ses trois comparses sont interpellés dans la Mégane censée ouvrir la voie et repéré des policiers embusqués.
Ils encourent dix ans d’emprisonnement. Certains paraissent plus insérés dans le milieu que d’autres. L’ordonnance de renvoi signale ainsi que Jonathan A. a été condamné en 2002 pour association de malfaiteurs et détention d’armes à 30 mois ferme tout comme Stéphane C. et André E. En prison, Jonathan A. s’est fait attraper lors d’une fouille inopinée avec un téléphone portable dissimulé dans le montant creusé de la table de sa cellule. Dominique M. n’est pas en reste : lui aussi a été trouvé en possession d’un téléphone portable en remontée de promenade.
NE PAS TRANSFORMER ANGE EN KEBAB
Mehdi, 27 ans, comparaissait lui hier tout penaud en correctionnelle pour menaces de mort matérialisées par un long couteau agité aux trousses de son adversaire.
Ce gérant d’un snack à Chiche Kebab de la rue Pelletier avait été interpellé par les policiers le 14 mai dernier alors qu’il coursait à travers les rues son protagoniste, armé d’un long couteau parfaitement apte à découper un homme en deux. Tout cela en proférant des menaces promettant le trépas à un dénommé… Ange !
Les débats pouvaient prêter à sourire hier et tant le président que le vice-procureur de la République n’ont pas manqué d’exprimer quelques signes d’amusement au récit d’une scène quelque peu théâtrale. Manifestement le gérant et ce client ne se supportent pas depuis longtemps et ce jour là notre gérant regardait de travers Ange qu’il soupçonnait fortement d’avoir renversé son panneau publicitaire. Ange lui avait alors lancé un « Qu’est-ce que tu as à me regarder comme çà ! » qui avait mis le feu dans la tête de Mehdi, rendu très nerveux à la suite d’un grave accident de la circulation en 1997.
« Ce n’est pas un couteau, c’est un sabre ! »
Se saisissant du couteau, il avait poursuivi Ange jusqu’à ce qu’il trouve refuge dans une boulangerie voisine. « Mais ce n’est pas un couteau, c’est un sabre ! Il fait 60 cm de longueur ! » s’exclame le président Cuzin devant le gérant le nez dans ses souliers. « Il passait, il me narguait, il crachait par terre. » insiste le prévenu. Plus tard l’Ange un peu démoniaque était revenu pour s’acheter un sandwich et avait prétendu régler Mehi avec des piécettes de 2 cents… Une seconde course poursuite avait lieu interrompu cette fois-ci par l’intervention des policiers.
« On ne doit pas transformer un Ange en Kebab pour 5 euros ! » a rappelé le procureur qui a demandé symboliquement une peine de 200 jours amende à 5 euros, prix du sandwich querellé, soit 1.000 euros à régler dans 200 jours sauf à faire 200 jours de prison ferme. Le tribunal a suivi les réquisitions et a en outre confisqué la lame à Kebab de ce commerçant excédé et trop impulsif.
David Coquille
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Justice. 4 kg de cocaïne et 10.000 ecstasy ramenés d’Amsterdam et le tenancier d'un kebab qui perd ses nerfs. Chroniques d'une journée ordinaire dans les tribunaux marseillais.
L’ÉQUIPE DU CANET SE RAPPROVISIONNAIT
Dix prévenus dont quatre écroués comparaissent depuis hier et pendant deux jours devant la 7ème chambre correctionnelle de Marseille pour trafic de stupéfiants. La plupart des trafiquants présumés sont des amis d’enfance du quartier du Canet dans le 14ème arrondissement. L’« équipe du Canet » avait à sa tête, selon l’accusation, Stéphane C., dealer de 26 ans, et Dominique P., 28 ans. Petite curiosité dans ce dossier fort classique, ils se trouvaient « en relation étroite avec Roland Gaben et Robert Cassonne, truands notoires originaires du quartier du Panier » mentionne le réquisitoire de renvoi. L’enquête souligne que Stéphane C., Dominique M., André E. et Leslie A. avaient séjourné en Thaïlande avec ces deux ténors du milieu marseillais. Dans ces sphères interlopes on est vite remarqué des policiers bien renseignés et ce n’est pas le fait du hasard si le groupe s’est trouvé placé sous leur surveillance à leur départ pour Amsterdam le 17 juin 2005. Un second séjour pour se procurer des produits stupéfiants. Stéphane C., André E., Dominique M. avaient réuni 18.000 euros pour financer l’achat de drogue. Pour les juges, il ne fait pas l’ombre d’un doute que l’argent de ces garçons sans travail et au Rmi provient de précédentes transactions de drogue. Dominique P. qui désirait effacer une dette de 10.000 euros avait accepté de conduire la voiture chargée de la cargaison tandis que les trois autres ouvraient la voie à bord d’un second véhicule. Le 23 juin, les policiers mettaient fin à la partie. Dominique P. était arrêté à bord de la 407. Elle contenait 4 kilos de cocaïne et 10.000 cachets d’ecstasy. Ses trois comparses sont interpellés dans la Mégane censée ouvrir la voie et repéré des policiers embusqués.
Ils encourent dix ans d’emprisonnement. Certains paraissent plus insérés dans le milieu que d’autres. L’ordonnance de renvoi signale ainsi que Jonathan A. a été condamné en 2002 pour association de malfaiteurs et détention d’armes à 30 mois ferme tout comme Stéphane C. et André E. En prison, Jonathan A. s’est fait attraper lors d’une fouille inopinée avec un téléphone portable dissimulé dans le montant creusé de la table de sa cellule. Dominique M. n’est pas en reste : lui aussi a été trouvé en possession d’un téléphone portable en remontée de promenade.
NE PAS TRANSFORMER ANGE EN KEBAB
Mehdi, 27 ans, comparaissait lui hier tout penaud en correctionnelle pour menaces de mort matérialisées par un long couteau agité aux trousses de son adversaire.
Ce gérant d’un snack à Chiche Kebab de la rue Pelletier avait été interpellé par les policiers le 14 mai dernier alors qu’il coursait à travers les rues son protagoniste, armé d’un long couteau parfaitement apte à découper un homme en deux. Tout cela en proférant des menaces promettant le trépas à un dénommé… Ange !
Les débats pouvaient prêter à sourire hier et tant le président que le vice-procureur de la République n’ont pas manqué d’exprimer quelques signes d’amusement au récit d’une scène quelque peu théâtrale. Manifestement le gérant et ce client ne se supportent pas depuis longtemps et ce jour là notre gérant regardait de travers Ange qu’il soupçonnait fortement d’avoir renversé son panneau publicitaire. Ange lui avait alors lancé un « Qu’est-ce que tu as à me regarder comme çà ! » qui avait mis le feu dans la tête de Mehdi, rendu très nerveux à la suite d’un grave accident de la circulation en 1997.
« Ce n’est pas un couteau, c’est un sabre ! »
Se saisissant du couteau, il avait poursuivi Ange jusqu’à ce qu’il trouve refuge dans une boulangerie voisine. « Mais ce n’est pas un couteau, c’est un sabre ! Il fait 60 cm de longueur ! » s’exclame le président Cuzin devant le gérant le nez dans ses souliers. « Il passait, il me narguait, il crachait par terre. » insiste le prévenu. Plus tard l’Ange un peu démoniaque était revenu pour s’acheter un sandwich et avait prétendu régler Mehi avec des piécettes de 2 cents… Une seconde course poursuite avait lieu interrompu cette fois-ci par l’intervention des policiers.
« On ne doit pas transformer un Ange en Kebab pour 5 euros ! » a rappelé le procureur qui a demandé symboliquement une peine de 200 jours amende à 5 euros, prix du sandwich querellé, soit 1.000 euros à régler dans 200 jours sauf à faire 200 jours de prison ferme. Le tribunal a suivi les réquisitions et a en outre confisqué la lame à Kebab de ce commerçant excédé et trop impulsif.
David Coquille
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Quel rapport entre les deux affaires ? Erreur de copier-coler ?
Sinon, je trouve la peine disproportionnée, car je doute que le patron eut porté le moindre coup à Ange...
Salut Florent, non. non ce n'est pas une erreur de copier-coller, si tu vas voir sur le site... Oui, pour la peine c'est abusé, c'est clair, quelle peine aurait été la plus juste à ton avis ?
MAISOU EST LE RAPPORT ENTRE LES GENS CONDAMNEES ET LE FAIT QUE MONSIEUR GABEN ET MONSIEUR CASSONE LES CONNAISSENT